Côte d’Ivoire : carburants et gaz butane stables en février 2026, quel impact sur les ménages et l’économie ?
Les points clés :
Les prix des carburants (super sans plomb, gasoil, pétrole lampant) restent stables en Côte d’Ivoire pour février 2026.
Le super sans plomb est fixé à 820 F CFA/litre, le gasoil à 675 F CFA/litre et le pétrole lampant à 705 F CFA/litre.
Les prix du gaz butane sont maintenus, avec la bouteille de 6 kg à 2 000 F CFA et la bouteille de 28 kg à 13 000 F CFA.
Face à la volatilité persistante des marchés mondiaux de l’énergie, le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie a publié, dans une note officielle datée du 30 janvier 2026, les prix maxima de détail des produits pétroliers applicables du 1ᵉʳ au 28 février 2026 sur l’ensemble du territoire ivoirien. Cette publication intervient dans le cadre d’un mécanisme mensuel d’ajustement des prix, qui tient compte des évolutions des cours internationaux du pétrole et de ses dérivés.
À l’échelle nationale, le super sans plomb, carburant utilisé par les automobilistes particuliers et le secteur des transports légers, est ainsi fixé à 820 francs CFA le litre, une valeur qui apparaît légèrement réduite ou stable par rapport aux périodes précédentes. Toujours selon le communiqué, le gasoil moteur, carburant de référence pour les transports lourds et de fret, reste stable à 675 F CFA le litre, tandis que le pétrole lampant, souvent utilisé pour l’éclairage ou des usages spécifiques, est maintenu à 705 F CFA le litre.
Ces tarifs sont alignés avec les politiques précédentes du gouvernement ivoirien, qui avaient déjà maintenu des prix similaires en décembre 2025 et en janvier 2026, reflétant une volonté de prévisibilité pour les consommateurs malgré les fluctuations sur les marchés internationaux.
Sur le segment des énergies domestiques, les prix du gaz butane, produit essentiel pour la cuisson et les usages ménagers, restent également plafonnés. La bouteille de 6 kg est à 2 000 F CFA, celle de 12,5 kg à 5 200 F CFA, celle de 15 kg à 6 965 F CFA, celle de 17,5 kg à 8 125 F CFA, la bouteille de 25 kg à 11 610 F CFA, et la bouteille de 28 kg à 13 000 F CFA. Ces tarifs stables sont importants pour les ménages ivoiriens, qui consacrent une part significative de leur budget à l’énergie domestique.
L’annonce fait suite à une série de décisions similaires l’année précédente, notamment en octobre 2025, où les prix du super et du gasoil avaient déjà été maintenus à 830 F CFA et 675 F CFA respectivement, avec des niveaux similaires pour le gaz butane. Cette stabilité relative tranche avec les fortes variations observées dans certains pays de la région, où les tarifs ont parfois connu des ajustements plus fréquents en réponse à la pression des marchés mondiaux.
La fixation de prix maxima vise à protéger les consommateurs contre les fluctuations intempestives, tout en garantissant une transparence des prix à la pompe. Les autorités rappellent que les opérateurs doivent afficher ces prix pendant toute la période de validité ; tout manquement expose les contrevenants aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Pourquoi est-ce important ?
Pour l’économie ivoirienne, la stabilisation des prix des produits pétroliers en février 2026 est un facteur clé de prévisibilité pour les acteurs économiques et les ménages. Le carburant et le gaz butane sont des intrants essentiels pour les secteurs des transports, de l’agriculture, du commerce et de l’industrie. Des prix stables permettent de limiter l’effet de second tour sur l’inflation, notamment sur les coûts de transport de biens et sur les prix des denrées alimentaires qui transitent par la route. Dans un contexte où l’inflation alimentaire reste une source de pression sur le pouvoir d’achat dans plusieurs économies ouest-africaines, cela offre une marge de respiration bienvenue pour les consommateurs.
Sur le plan macroéconomique, des prix maîtrisés contribuent à réduire l’incertitude pour les entreprises, facilitant la planification budgétaire et les investissements. Cela a également des implications importantes pour les dépenses publiques, car dans de nombreux pays africains, y compris la Côte d’Ivoire, l’État intervient pour réguler les prix à la pompe ou mettre en place des mécanismes de compensation partielle afin d’éviter des hausses brutales qui pourraient freiner la croissance et accroître le coût de la vie.
Enfin, dans le cadre plus large de la stabilité économique ouest-africaine, des politiques de prix cohérentes entre pays voisins peuvent contribuer à limiter les distorsions de marché et les flux transfrontaliers illégaux de carburants. Dans une région où les marchés sont fortement intégrés et où les disparités tarifaires peuvent entraîner des arbitrages économiques, la cohérence des politiques pétrolières est un élément central du fonctionnement harmonieux des échanges intra-régionaux.
En somme, si l’absence de hausse des prix des carburants et du gaz butane en février 2026 peut sembler une simple question technique, elle représente un axe stratégique de gestion de l’économie ivoirienne, avec des impacts tangibles sur le quotidien des consommateurs, la compétitivité des entreprises et la stabilité macroéconomique dans une période marquée par des défis énergétiques mondiaux.