Coris Bank Burkina-Faso : performance solide au 1er semestre 2025 en contexte régional porteur


Les points clés :

  • Coris Bank International BF affiche un bénéfice de 33,75 milliards FCFA au premier semestre 2025, porté par un PNB en hausse et une collecte de dépôts record.

  • Le total bilan dépasse 2 797 milliards FCFA (+8,3 %) avec un encours de crédits net prudent mais en progression, alors que les coûts du risque bondissent de 61,7 %.

  • Dans un environnement de croissance régionale accélérée (CEDEAO ~6 % en 2025), la banque maintient sa solidité et prépare une montée en puissance dans les services bancaires numériques et l’inclusion financière.


Dans un contexte macroéconomique favorable à la sous-région, la CEDEAO prévoit une croissance autour de 6 % en 2025, dynamique soutenue par la résilience des secteurs productifs et des services financiers, la performance de Coris Bank International Burkina Faso (CBI BF) illustre la robustesse de son modèle opérationnel, malgré un environnement sécuritaire fragile. Au terme du premier semestre 2025, le résultat net atteint 33,75 milliards FCFA, un gain symbolique de 0,7 % sur un an, mais révélateur de la stabilité de l’établissement.

Le Produit Net Bancaire (PNB) s’établit à 65,1 milliards FCFA, en progression de 8,8 % par rapport aux 59,9 milliards de l’année précédente, grâce à une amélioration des marges d’intérêt et une diversification des revenus par le développement des commissions.

Cette performance se reflète également au niveau du bilan, qui s’inscrit à 2 797,1 milliards FCFA à fin juin 2025, en hausse de 8,3 % sur un an. Cette expansion traduit une intensification des activités de financement et une confiance renouvelée des déposants et partenaires.

La collecte de dépôts progresse de 11,1 %, totalisant 1 839,1 milliards FCFA contre 1 655,4 milliards à fin juin 2024, reflétant la capacité de la banque à mobiliser une base de ressources stables et bon marché. Le crédit net, quant à lui, connaît une hausse modéré, passant de 1 213,7 à 1 246,1 milliards FCFA, une trajectoire prudente destinée à équilibrer soutien économique et contrôle des risques dans un contexte inflationniste et de restrictions prudentielles.

Le coût du risque s’élève à 5,6 milliards FCFA, soit une hausse de 61,7 % par rapport à l’année précédente, marquant la volonté de CBI BF d’anticiper et de gérer les incertitudes macro-financières qu’affronte la région.

Perspectives à l’horizon 2025 : fort de cette performance, Coris Bank International entend consolider son leadership dans le paysage bancaire ouest-africain. La stratégie repose sur une mobilisation accrue des ressources, une gestion rigoureuse du risque crédit, et surtout l’accélération de la stratégie digitale, perçue comme le levier majeur d’efficacité, de compétitivité et d’inclusion financière.

Pourquoi est-ce important ?

Cette performance semestrielle de Coris Bank International BF s’inscrit dans une dynamique macroéconomique porteuse pour l’Afrique de l’Ouest. Elle symbolise plusieurs enjeux cruciaux.

D’abord, d’un point de vue économique, elle montre comment une institution bancaire peut naviguer en contexte de fragilité régionale tout en poursuivant sa croissance grâce à une gestion équilibrée entre expansion, rentabilité et contrôle des risques. Elle illustre aussi l’importance des dépôts locaux comme levier de financement interne dans une zone où les financements externes peuvent être volatils.

Ensuite, sur le plan sectoriel, CBI BF affirme le rôle de catalyseur du secteur financier dans l’appui à l’économie réelle. Sa stratégie digitale pourrait inspirer d’autres institutions dans des pays voisins, notamment en matière d’inclusion et de transformation bancaire.

Plus globalement, elle témoigne d’un processus de maturité économique au Burkina Faso et dans l’espace UEMOA. Une croissance sous contrainte sécuritaire et sociale revient à un indicateur de résilience institutionnelle.

Enfin, dans le contexte de la CEDEAO, la stabilité financière des acteurs régionaux comme Coris contribue à asseoir des fondations solides pour une intégration économique renforcée. Ces performances financent l’emploi, l’investissement, et participent à l’édification d’un écosystème financier autosuffisant et intégré.

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